atelier Z 62 av. de la grande armée - Paris

 

 

 

 

 

 

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Textes lus lors du vernissage de l'exposition
"Pas si Bêtes" le 6 mai 2010
écrits de Jean-Jacques Barloy

 

 

 

LES ANIMAUX DE LA FERME

 

 

 

 

Personnage A :

 

 

De la vache au canard, en passant par le cheval, le mouton, le porc, la poule, l'oie, les animaux de la ferme nous sont sympathiques. Hélas, la vie de beaucoup n'est plus ce qu'elle était. Certains sont désormais enfermés dans les élevages concentrationnaires, où ils vivent dans des conditions inhumaines.

Mais où sont les fermes d'antan ? Dans l'Aveyron, bovins et porcs occupaient le rez-de-chaussée de la ferme ; le premier étage était envahi par les poules, les oies et les gorets.

La promiscuité était encore plus poussée dans les Hautes-Alpes. Pour résister aux rigueurs des durs hivers alpestres, bêtes et gens s'agglutinaient dans la même pièce. Trois ou quatre lits y étaient installés : chèvres et moutons, formant un vrai tapis vivant, s'allongeaient entre eux. Des cochons annexaient les angles de cet étrange dortoir, dont chevaux, vaches et boeufs occupaient le pourtour ; les veaux s'installaient au centre de la pièce.

Le résultat est que les animaux domestiques finissaient par être intégrés à la famille. En Normandie par exemple, les bêtes étaient parées de touffes de laine rouge, qui, en cas de décès, étaient remplacées par de la laine bleue. En Wallonie, au matin du 1er Janvier, le fermier ne manquait pas de souhaiter la Bonne année à ses animaux.

Ecoutons le cinéaste Raymond Depardon, qui, dans la préface au livre le Droit de l'Animal, évoque la ferme de ses parents :

 

 

Personnage B :

 

 

«Tous les animaux avaient un prénom : les vaches, le taureau, les génisses, à l'exception des poules et des lapins, même le cochon avait un surnom. La cour de la ferme résonnait de tous les bruits de la vie, très dense selon les moments de la journée.

 

 

Personnage A :

 

 

Et Raymond Depardon raconte :

 

 

Personnage B :

 

 

« J'ai été très longtemps chargé de mener le troupeau de vaches jusqu'au pâturage ; corvée que j'exécutais avec plaisir. J'avais l'autorisation de détacher Pernod... »

 

 

Personnage A :

 

 

C'est son chien.

 

 

Personnage B :

 

 

«...A peine réveillé, je prenais un bâton sans prendre un petit déjeûner. Je dévalais la colline avec lui pour rattraper le troupeau.

Je le protégeais du taureau qui n'aimait guère les chiens, lui aussi me protégeait de l'animal qui pouvait devenir violent.

Je commentais la course avec un micro imaginaire : le tour de France de la première vache arrivée au pâturage, Pernod était complice ».

 

 

Personnage A :

 

 

Les vaches sont beaucoup plus intelligentes qu'on ne le croit. Pour peu qu'on les observe avec amour, on s'aperçoit qu'elles ne sont pas seulement de la « viande sur pieds » ; elles viennent quand on les appelle, et vous suivent comme un petit chien.

Voici comment Marcel Aymé décrit un beau boeuf au pelage blanc :

 

 

Personnage B :

 

 

« C'était un bon boeuf, un très bon boeuf, même ; doux, patient, laborieux, mais qui avait un peu d'orgueil et d'ambition. Cela se voyait à la façon hautaine dont il dressait les oreilles quand son maître, aux labours, lui faisait une observation. Mais tous les boeufs ont leurs défauts, il n'y en a point de parfaits et celui-là, en dépit de quelques petits travers, était une excellente nature ».

 

 

 

Personnage A :

 

 

L'image du taureau est, en général, assez différente. On attribue au poète grec Théocrite cette description de taureaux consacrés au soleil :

 

 

Personnage B :

 

 

« Ils étaient de pelage aussi blanc que des cygnes et parmi tous les animaux à la démarche traînante, ils attiraient l'attention... Entre eux. Par sa vigueur, se distinguait le grand Phaéthon, que tous les pasteurs comparaient à un astre, parce que, quand il marchait au milieu des autres, il resplendissait d'un vif éclat et s'imposait aux regards ».

 

 

Personnage A :

 

La chèvre -vache du pauvre dit-on-, est un animal bien sympathique. Ecoutons Alphonse Daudet nous décrire celle de Monsieur Seguin :

 

 

Personnage B :

 

 

« Ah ! Qu'elle était jolie la petite chèvre de Monsieur Seguin ! Qu'elle était jolie avec ses yeux doux, sa barbiche de sous-officier, ses sabots noirs et luisants, ses cornes zébrées et ses longs poils blancs qui lui faisaient une houppelande ! C'était presque aussi charmant que le cabri d'Esméralda, et puis docile, caressante, se laissant traire sans bouger, sans mettre son pied dans l'écuelle. Un amour de petite chèvre... »

 

 

Personnage A :

 

 

Notons à ce propos qu'il existe trois termes pour désigner le petit de la chèvre : chevreau, cabri, biquet ; à vous de choisir. En tous cas, Biquette a fini par sortir du chou, comme le vent de la chanson...

A la seule évocation du mouton, les images surgissent en nombre : chien-bélier des Egyptiens, agneau de la Bible, qui est l'image du Christ, moutons de Panurge, etc...

Lamartine nous raconte l'amitié d'un chien et d'un agneau :

 

 

Personnage B :

 

 

« L'agneau couchait avec le chien sur le pied de mon lit. Ca me faisait tant de gaîté de voir le matin, en me réveillant, ces quatre yeux qui me regardaient amicalement. Et puis, quand j'étais levé, le chien allait à son devoir, à la porte de la cour où à sa niche, et l'agneau me suivant de la cuisine à l'étable, de l'étable au bûcher, du bûcher au grenier, montait et descendait derrière moi les escaliers et ne me quittait pas plus que mes sabots ».

 

 

Personnage A :

 

 

S'il y a trois termes pour désigner le petit de la chèvre, le cochon fait encore mieux avec quatre noms : cochonnet, pourceau, porcelet et goret. Contrairement à sa réputation, le porc n'est pas sale ; il est très propre mais, voilà, on le laisse dans sa saleté.

Jadis, au Moyen-Age, les porcs vagabondaient librement dans Paris, en compagnie des poules, des oies et des canards, et y jouaient le rôle d'éboueurs. En 1131, les porcs furent bannis de Paris : ils avaient renversé le cheval du fils du roi Louis VI le Gros, qui tomba à terre et fut mortellement blessé.

Ecoutons maintenant La Fontaine nous décrire un cochon que l'on conduit à la foire avec d'autres animaux, et qui se doute de quelque chose :

 

 

Personnage B :

 

 

« Dom pourceau criait en chemin comme s'il avait eu cent bouchers à ses trousses. C'était une clameur à rendre les gens sourds. Les autres animaux, créatures plus douces, Bonnes gens, s'étonnaient qu'il criât au secours. Ils ne voyaient nul mal à craindre ».

 

 

Personnage A :

 

 

Le cheval a toujours tenu une place immense dans l'histoire des hommes. Pensons avec émotion à tous les chevaux qui sont morts au cours des guerres d'autrefois. Lors du percement du tunnel du Saint-Gothard en Suisse, une trentaine de chevaux et de mules tombaient chaque mois d'épuisement. Or, les travaux durèrent dix ans. Faites le calcul.

Autre sort assez peu enviable, celui des chevaux qui travaillaient dans les mines. Dans Germinal, Emile Zola nous décrit ainsi Bataille, l'ancien, accueillant Trompette, le nouveau :

 

 

 

Personnage B :

 

 

« Bientôt, Trompette fut couché sur les dalles de fonte, comme une masse. Il ne bougeait toujours pas, il semblait dans le cauchemar de ce trou obscur, infini, de cette salle profonde, retentissante de vacarme. On commençait à le délier lorsque Bataille dételé depuis un instant, s'approcha, allongea le cou pour flairer ce compagnon, qui tombait ainsi de la terre (...) Il lui trouvait sans doute la bonne odeur du grand air, l'odeur oubliée du soleil dans les herbes. Et il éclate tout à coup d'un hennissement sonore, d'une musique d'allégresse, où il semblait y avoir l'attendrissement d'un sanglot. C'était la bienvenue, la joie de ces choses anciennes dont une bouffée lui arrivait, la mélancolie de ce prisonnier de plus qui ne remontera que mort ».

 

 

Personnage A :

 

 

Après cette vison assez sombre, une bouffée d'air pur avec La Fontaine qui nous décrit ainsi un espiègle poulain :

 

 

Personnage B :

 

 

«Abusant pour jouir, comme on fait à cet âge,
Le poulain tous les jours se gorgeait de sainfoin,
Se vautrait dans l'herbe fleurie,
Galopait sans objet, se baignait sans envie,
Ou se reposait sans besoin ».

 

 

Personnage A :

 

 

L'âne est un parent pauvre du cheval. Il a eu souvent mauvaise réputation -que l'on pense au bonnet d'âne- ce qui ne l'empêche pas d'avoir beaucoup d'amis. Et il a une grande place dans le Nouveau Testament, depuis la crèche -où il tient compagnie au boeuf- et la fuite en Egypte jusqu'à l'entrée du Christ à Jérusalem, au milieu des rameaux.

Florian -notre deuxième grand fabuliste- nous montre un âne agacé par un pasteur qui joue de la flûte. Mais peu après, il trouve une flûte abandonnée dans la campagne :

 

 

Personnage B :

 

 

« Notre âne se redresse,
Sur elle de côté fixe ses deux gros yeux ;
Une oreille en avant, lentement il se baisse,
Applique son naseau sur le pauvre instrument,
Et souffle tant qu'il peut Ô hasard incroyable
Il en sort un son agréable
L'âne se croit un grand talent,
Et, tout joyeux, s'écrie, en faisant la culbute,
« Eh, je joue aussi de la flûte ! »

 

 

Personnage A :

 

 

Le mulet est fils de l'âne et de la jument. C'est donc un hybride, qui est toujours stérile, alors que la mule -la femelle- peut parfois être croisée avec un cheval ou un âne. Le croisement inverse (cheval x anesse) donne un bardot ou une bardine.

Détail amusant : l'âne est peu attiré par la jument. Aussi a-t-on mis au point une recette pour obtenir l'accouplement : un violoniste joue une partition appropriée. C'est ce que l'on appelle le brelandage.

La sobriété du mulet, son pied très sûr en montagne, ont fait sa réputation. Retrouvons Alphonse Daudet qui va nous décrire la mule la plus célèbre de la littérature La mule du Pape :

 

 

 

Personnage B :

 

 

« C'était une belle mule noire mouchetée de rouge, le pied sûr, le poil luisant, la croupe large et pleine, portant fièrement sa petit tête sèche toute harnachée de pompons, de noeuds, de grelots d'argent, de bouffettes ; avec cela douce comme un ange, l'oeil naïf, et deux longues oreilles, toujours en branle, qui lui donnaient l'air bon enfant ».

Une poule sur un mur,
Qui picore du pain dur ».

 

 

 

Personnage A :

 

 

Ce refrain populaire définit bien l'image traditionnelle et familière de la poule. Elle est très différente de celle -plus impressionnante- du coq. Pourtant, ils sont la femelle et le mâle d'une même espèce. Chantecler, le coq héros de la pièce d'Edmond Rostand, est persuadé que son « cocorico » fait se lever le soleil. Ecoutons-le :

 

 

Personnage B :

 

 

« Je me trouve indigne de ma gloire
Pourquoi m'a-t-on choisi pour chasser la nuit noire ?
Oui, dès que j'ai rendu les cieux incandescents,
L'orgueil, qui m'enlevait, tombe. Je redescends.
Comment moi, si petit, j'ai fait l'aurore immense ?
Et l'ayant faite, il faut que je recommence ?
Mais je ne pourrai pas ! Je ne vais pas pouvoir.
Je ne pourrai jamais ! Je suis au désespoir !

 

 

Personnage A :

 

 

Une croyance tenace voulait que le chant du coq chassât les fantômes. C'est un coq qui, sur la terrasse d'Elseneur, fait disparaître le spectre du père d'Hamlet, et Shakespeare fait dire à Horatio :

 

 

Personnage B :

 

 

« J'ai entendu dire que le coq -la trompette du matin- de son gosier aigu au son perçant réveille le dieu du jour, et qu'à ce signal, dans l'eau comme dans le feu, dans l'air ou sur terre, les esprits errants, qui vagabondent, retournent se cacher ».

 

 

Personnage A :

 

 

D'où vient le coq gaulois ? Peut-être seulement d'un jeu de mots, Gallus, en latin signifiant à la fois coq et gaulois.

Le canard domestique descend du canard colvert, mais il est souvent supplanté, dans les basses-cours, par le canard de Barbarie ou canard musqué originaire d'Amérique du Sud, et qui se perche dans les arbres. Les deux espèces s'hybrident pour donner un canard mulard.

L'oie domestique, elle, est issue de l'oie cendrée. Elle suscite beaucoup d'évocations : oies du Capitole, jeu de l'oie, plumes d'oies (avec lesquelles toute la littérature s'est faite durant des siècles).

La pintade est une Africaine. Le dindon, lui, est d'Inde, comme les Indiens et le cochon d'Inde, c'est-à-dire qu'il vient d'Amérique. Edmond Rostand nous le décrit ainsi :

 

 

Personnage B :

 

 

« Le dindon porte au bec sa rouge stalactite ».

 

 

Personnage A :

 

 

Ses caroncules lui donnent en effet un aspect irréel. Et à son propos, on ne peut manquer d'évoquer le célèbre duo de l'opérette d'Edmond Audran, La Mascotte :

 

 

Personnage B :

 

 

«J't'aime mieux qu'mes dindons, ons, ons,
J't'aime mieux qu'mes moutons, ons, ons,
Quand ils font glou-ou, glou-ou,
Quand ils font bêê...

 

FIN

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


 

 

 

 

 

 

 


 

un exemple... une action constructive... à lire...

 

Lettre adressée le 1er Février 2009, par le Docteur Max Dana,
Médecin Cancérologue, Président de l'Association l'Oeil Neuf
à Madame Valérie Pécresse, Ministre de l'enseignement supérieur et de la recherche


 

Madame la Ministre,

 

Votre nomination probable à la tête de la Région Ile-de-France suscite des espoirs de renouveau dans le domaine culturel. Depuis plusieurs années, nous réfléchissons à la politique culturelle, en constatant le déclin de la France sur la scène artistique mondiale en ce qui concerne les arts plastiques.

Une première constatation est le manque de culture artistique dans la très grande majorité de la population. Un autre constat est la place prépondérante prise par l'art d'inspiration conceptuelle qui, bien qu'ayant produit un certain nombre d'oeuvres intéressantes, voire géniales, n'est pas compris de la majorité de la population et n'intéresse qu'une élite. Il n'est pas normal que les crédits publics soient dépensés pour le plaisir d'une minorité, laissant la majorité dans les ténèbres extérieurs. Plutôt qu'un nivellement par le bas, il serait autrement plus intéressant, pour les responsables, de relever le niveau général de la population en commençant dès l'âge scolaire, pour l'amener à comprendre et apprécier tout l'art moderne, jusque et y compris l'art contemporain. Par contre, continuer à vouloir imposer dans les établissements d'enseignement et dans le grand public, sans aucune préparation, des formes d'art conceptuel ne fait qu'entraîner une réaction de rejet et pérénniser la situation actuelle. En donnant dès l'école, une culture générale sur l'histoire de l'art du vingtième siècle, on suscite des vocations de futurs collectionneurs. Or, sans amateur d'art, il n'y a pas de marché et les artistes ne peuvent survivre, sauf en ayant recours aux aides de l'Etat.

Comment intéresser le grand public aux arts plastiques ?

Nous avons décidé de prendre le travail à la base en réalisant une exposition didactique. Cet outil de formation aux arts plastiques, maintenant parfaitement rodé, connait, partout où il a été présenté, un accueil enthousiaste à la fois des enseignants et des élèves depuis le cours élémentaire jusqu'aux collèges et lycées. L'exposition a pour support une trentaine de panneaux, chacun d'eux exposant un ou plusieurs mouvements des arts plastiques du vingtième siècle depuis l'impressionnisme jusqu'aux avant-gardes actuelles. Des visites guidées sont organisées, émaillées d'anecdotes donnant un caractère ludique à la visite. De plus, un Jeu-concours est organisé ajoutant un caractère interactif, les réponses devant être cherchées au niveau des panneaux de l'exposition. Depuis dix ans, cette expositon a tourné dans différentes communes autour du Vésinet, dans les Yvelines et aussi à Paris et d'autres départements limitrophes, les élèves des établissements d'enseignement venant la visiter, encadrés par leurs enseignants. Les élèves subjugués, en oublient de chahuter, et manifestent leur enthousiasme sur le livre d'or par des "super, top, cool" et autres commentaires imagés. Ils reviennent souvent avec leurs parents les samedis ou dimanches pour faire le jeu concours, les parents bénéficiant alors, eux aussi, de visites commentées. Pour les parents aussi, ce fut souvent une véritable découverte, comme en témoignent les remarques sur le livre d'or du type "Enfin ! j'ai compris quelque chose à l'art moderne".

Le deuxième volet de notre action est de détecter et d'essayer de promouvoir de bons artistes au milieu de la multitude de peintres du dimanche.

On peut rêver à une politique qui redonnerait à la France la primauté qu'elle a eue dans le passé et qu'elle garde encore dans d'autres domaines comme la mode et le luxe. Pour cela, il faudrait abandonner cette espèce de terrorisme intellectuel qui ne s'intéresse qu'à une seule forme d'expression artistique et promouvoir une exception culturelle à la française, disant le bon goût dans toutes les formes d'expresion des arts plastiques.

Pour réconcilier le grand public avec la création artistique, il faudrait créer des Centres Culturels Populaires, sorte de "Luna Park" de l'art, espaces ludiques où le grand public viendrait se divertir, où des artistes viendraient eux-mêmes montrer leurs oeuves comme à MAC 2000, où des galeries variées présenteraient en vitrine leurs meilleurs artistes, où une exposition didactique, du type de celle que nous avons réalisée, serait présentée en projection de films d'art, des forums avec conférences et débats, un café, des boutiques, un atelier d'encadrement, un atelier de restauration d'oeuvres d'art, etc. On rejoindrait ainsi la conception intiale de Georges Pompidou d'un espace vivant ouvert au grand public. Petit à petit, la foule prendrait l'habitude d'y aller en famille, comme on  va faire du sport dans les stades, son niveau de culture s'élèverait, le marché artistique progresserait et la situation des artistes s'améliorerait.

Pour finir, permettez-moi de vous signaler la politique culturelle exmeplaire de la ville de Marly-le-Roi qui organise chaque année les trophées de la Jeune Création avec exposition et concours doté de prix. A cette occasion, elle nous invite à présenter une exposition de haut niveau des créateurs français (la prochaine en mai 2009 sur le thème "Collections Privées") et aussi notre exposition diactique.

Un autre exemple à signaler est le Centre Culturel que Madame Christiane Peugeot fait vivre sans subvention au 62, avenue de la Grande Armée, à Paris.

Enfin, l'Oeil Neuf a diffusé un Manifeste sur la Politique Culturelle (pj). Il serait temps que le public, amateurs et collectionneurs d'art, soit représenté dans les instances décisionnelles de la politique culturelle comme les maldaes dans les conseils d'administration des hôpitaux.

Je vous prie d'agréer, Madame la Ministre, l'expression de ma considération distinguée.

 

Docteur Max Dana
Président de l'Oeil Neuf
Site : www.loeilneuf.org

 


 

 

 

 

 
 
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